| Nadia El Bouroumi répond aux questions du BDA |
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| Écrit par Administrator |
| Dimanche, 21 Décembre 2008 22:00 |
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Le lendemain dans la presse, le maire de la ville n’avait pas hésité à dénigrer l’attitude de Melle El Bouroumi, la faisant passer en quelque sorte pour une adolescente irrespectueuse. Je n’avais jamais eu l’occasion d’échanger avec celle qui a été la compagne de Mohamed Jamjama pendant de longues années. Après plus d’une heure d’entretien, je dois dire que cette jeune femme a certes du caractère mais possède quelques qualités qui se marient difficilement avec l’univers de la politique, à savoir la franchise, la générosité et la sincérité. Jamil Zéribi : Bonjour Nadia El Bouroumi, avant de revenir sur le conseil municipal, pouvez-vous vous présenter ? Nadia El Bouroumi : Bonjour, je m’appelle Nadia El Bouroumi, j’ai 29 ans, j’ai deux enfants. Je suis avocate spécialisée dans le droit des contrats ainsi que dans la propriété intellectuelle. Je suis à Avignon depuis 8 ans et au mois de mars 2008, j’ai été élue conseillère municipale d’opposition. JZ : Quel a été votre parcours scolaire ? NEB : À l’école et au collège, je n’étais pas une très bonne élève et à l’âge de 16 ans, j’ai dû sortir du cursus scolaire. 6 ans plus tard, sur les conseils de Mohamed, j’ai repris mes études en suivant des cours du soir. J’ai alors réussi le DAEU (Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires) avant de suivre des études de droit. JZ : Je crois savoir que vous avez été reçue major de votre promotion au concours d’avocat. NEB : Effectivement, je vois que vous êtes bien renseigné. JZ : Revenons sur votre engagement politique. NEB : Après une implication dans la vie associative avec notamment ma participation à la création du Mouvement Citoyen et Laïque, durant l’été 2007, Michèle Fournier Armand m’a proposé de participer aux différents débats en vue des municipales. Etant de sensibilité de gauche, je me suis naturellement investie à ses cotés. Au départ, je souhaitais juste donner mon avis et participer à une dynamique politique mais les choses sont allées très vite. J’ai alors été prise au jeu et durant les municipales, j’ai dépensé beaucoup d’énergie pour convaincre les Avignonnais de la pertinence de notre projet. JZ : On arrive à ce fameux conseil municipal. Je sais que depuis vous n’avez pas souhaité répondre aux questions des journalistes, donnez-nous votre version des faits ? NEB : Il n’y a pas de version particulière. Ce qui s’est passé est un épi-phénomène et je vous avoue avoir été très surprise que Marie-Josée Roig ait souhaité lever la séance. Il y a des raisons politiques et objectives à la levée de cette séance car les débats d’orientations budgétaires s’annonçaient tendus entre la majorité et l’opposition. Qui peut croire une seule seconde que c’est à cause de Nadia El Bouroumi que ce conseil municipal n’a pas eu lieu ? Disons-le clairement, Marie-Josée Roig est dans une période difficile et elle a utilisé le premier prétexte pour lever la séance. JZ : Certains dans son propre camp souscrivent à cette analyse et l’un d’eux nous a même confié que lorsque Chantal Lamouroux avait employé le mot de « facho » à l’endroit de la politique de Marie-Josée Roig, celle-ci n’avait pas levé la séance alors que ces propos étaient très graves. NEB : J’ajoute que depuis que je participe au conseil municipal, j’ai été frappée par l’attitude autoritaire de Madame le Maire qui se permet très souvent de manquer de respect aux différents conseillers municipaux d’opposition. Elle vous coupe le micro en pleine prise de parole, fait semblant de ne pas vous voir quand vous réclamez la parole et vous répond sur un ton très cassant ou cynique. Ceci est inacceptable dans une assemblée démocratique. JZ : Nadia, vous avez été touchée par les propos de certains à votre égard ? NEB : Vous savez, je suis avocate, je suis une femme libre qui ne vit pas de la politique. J’ai eu des épreuves douloureuses dans ma vie, j’ai des valeurs, des convictions profondes et des amis qui me connaissent parfaitement, les propos que vous évoquez ne me touchent absolument pas. Pour conclure, je dirais que Marie-Josée Roig doit cesser d’humilier les élus du peuple car cela ne grandit pas la politique. |





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